Pratiquer, faire le sport en cas de pollution?
Forme | août 15, 2008 à 5:11
C´est possible des pratiquer le port en cas de pollution ? Le sport, c’est bon pour la santé, et il est même fortement recommandé de pratiquer un sport régulièrement tout au long de sa vie. Mais qu’en est-il en période estivale, lorsque la pollution culmine ? Est-il judicieux de faire du sport ? Le tour de cette réponse en 8 points clés. Alors que les JO se déroulent actuellement à Pékin, ville particulièrement réputée pour sa pollution urbaine, on peut se poser la question du risque pour la santé de faire du sport lorsque l’indice de pollution est élevé.
1. Quels sont les effets de la pollution ? Les principaux effetss’exercent sur l’appareil respiratoire. Ozone, dioxyde d’azote, dioxyde desouffre… sont des gaz agressifs pour les muqueuses respiratoires qui atteignentfacilement la périphérie de l’arbre pulmonaire. En provoquant une inflammation de la muqueuse bronchique, ces gaz polluantsfavorisent une hyperréactivité bronchique non spécifique, la sensibilité auxallergènes et aux infections virales.
2. Quelles sont les manifestations de la pollution sur l’organisme ? Le dioxyde de souffreprovoque de la toux et des essoufflements. Il aggrave ainsi l’asthme et labronchite chroniqu. L’ozone est connu pour induire des irritations oculaires,mais également une toux nuisible aux enfants et aux asthmatiques. Quant audioxyde d’azote, il amplifie les symptômes de l’asthme et la sensibilité auxallergènes et aux infections.
3. Sommes-nous tous égaux face à la pollution atmosphérique ? Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à la pollution atmosphérique. L’âge et l’état de santé jouent considérablement.
- Les enfants : leur appareil respiratoire étant immature, ils sont beaucoup plus sensibles que les adultes à la pollution.Il faut savoir que l’appareil respiratoire poursuit son développement jusqu’à l’âge de 8 ans.
- Les personnes âgées : leurs défenses respiratoires sont diminuées.
- Les sujets atteints de pathologies respiratoires(sinusite chronique, bronchite chronique, rhinite, asthme, insuffisance respiratoire chronique…) : leurs muqueuses respiratoires sont fragilisées.
- Les patients présentant des pathologies cardiovasculaires.
4. Le sport peut-il accroître les effets nocifs de la pollution ? Oui, en cas de pratique sportive intense ou soutenue car l’inhalation des polluants est beaucoup plus importante et profonde.
5. L’intensité de la pollution varie-t-elle durant la journée ? Oui, notamment car la température et le vent influencent la pollution. Par exemple, le vent tend à disperser les polluants. En revanche, une température élevée empêche leur dispersion. La nuit, les couches d’air à proximité du sol se refroidissent tandis que les couches immédiatement supérieures restent plus chaudes. Ces dernières font barrage à la dispersion des particules toxiques, en formant une sorte de couvercle. Ainsi, les fins de journées sont particulièrement polluées, alors que les matinées se caractérisent généralement par une meilleur qualité de l’air,surtout lorsqu’il y a du vent.
6. Quelles sont les heures à éviter ? Les horaires qui correspondent aux pics de pollution entre 12-14 heures et 21 heures.
7. Qu’en est-il du sport en salle ?
Appartements, maisons,bureaux, gymnases, salles de sport… n’échappent pas à la pollution.
Si la qualité de l’air extérieur est correcte, une aération fréquente permet dediminuer considérablement les concentrations polluantes.
En revanche, en cas de pic de pollution, il n’est pas plus sain de pratiquer unsport en salle, plutôt qu’à l’extérieur. Et même dans ces conditions, il estessentiel d’aérer quotidiennement afin de permettre le renouvellementnécessaire de l’air.
8. Comment connaître la qualité de l’air ?
En consultant chaquejour l’indice ATMO de votre agglomération. C’est un indicateur de la qualité del’air qui repose sur les concentrations de quatre polluants : dioxyde d’azote, particulesde type PM10, ozone, dioxyde de soufre. Cet indice va de 1 (pour excellent) à10 (pour exécrable).
En conclusion
En cas de pics de pollutionintense, la pratique sportive est déconseillée chez les enfants, les seniors,les personnes atteintes de pathologies respiratoires et cardiovasculaires.
Il est recommandé aux adultes pratiquant un sport de façon aléatoire, de ne paschoisir les jours de très forte pollution, et aux sportifs réguliers d’exercerleur activité le matin, le plus tôt étant le mieux. Et bien entendu, évitez decourir à proximité d’un axe routier…
Source :e-sante
Tags: le sport, pollution, pour la santé, pratiquer un sport, santé, sport, Vie



Tweet This
Digg This
Save to delicious
Stumble it


