Commencez par écoutez votre corps, il sais ce qui est bon pour vous.
Nous aimons le sucré :
Dés le début de la grossesse, quand la mère consomme une boisson sucrée, le fœtus se régale du liquide amniotique. Nos goûts naissent-ils donc avant nous ? Pas tout a fait. En réalité l’apprentissage est essentiel et commence tôt.
Une étude américaine suggère que les enfants allaités dont les mères consomment régulièrement des fruits et légumes en mangent ensuite davantage que ceux nourris au biberon. La diversité de l’alimentation des enfants aide à enrichir la palette des goûts, assure le Pr. [ad#co-1]André Holley, neurobiologiste au centre européens des sciences du goût : « selon l’une de nous études en cour, les parents allemands ont tendance à proposer le même aliments plusieurs jours d’affilée, alors que les français alternent. Résultat, les petits français seraient plus enclins à varier leur alimentation à l’age adulte. » Et l’apprentissage continue toute la vie.
Pourquoi aimons-nous certains aliments et pas d’autres ?
Grâce à notre mémoire, explique Jean-Philippe Zermati, président du groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids : « notre cerveau analyse chaque aliment consommé et associe sa saveur, sa texture, à sa composition et à ses effets sur l’organisme : l’énergie qu’il procure, les nutriments qu’il apporte… » Et il s’en souvient. Si vous êtes malade après avoir mangé un fruit exotique pour la première fois, votre mémoire l’associera à cet événement négatif, même si l’aliment n’y est pour rien. Au contraire, si vous l’aviez consommé dans des circonstances agréables, ou s’il a comblé une carence de votre organisme, votre corps en conserve un souvenir positif. Et vous le trouverez bon.
Il existe aussi des facteurs culturels.
Un indien sera a priori rebuté par le camembert, et un français ne sera pas spontanément séduit par un porc vindaloo ultra épicé. « Notre perception évolue également avec l’age », ajoute Jean Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l’institut pasteur de Lille. « Par exemple, le goût pour l’amer apparaît progressivement à la puberté. »













