Brûler les graisses en faisant de l’exercice, ce qu’il faut savoir :
Vous avez décidé de vous lancer dans un régime, et on vous a dit qu’il fallait absolument faire de l’exercice physique en plus.
Pourtant votre voisine a minci sans bouger de son fauteuil juste avec une diète. Alors l’activité physique fait-elle vraiment maigrir ? Le point pour allumer le feu.
D’abord, il faut savoir que lorsque l’on brûle de l’énergie en bougeant, ce ne sont pas les réserves de graisses qui partent en premier, loin de là ! On brûle en premier les stocks directement disponibles pour les muscles (ATP et créatine) pour les efforts de quelques secondes.[ad#co-1] Pour des efforts un peu plus longs (plusieurs dizaines de secondes), c’est le glycogène qui est utilisé (dérivé du glucose présent dans les muscles). Ce n’est qu’au-delà de trois à quatre minutes que l’on commence à mobiliser dans nos réserves de glucides en dehors des muscles et enfin les lipides. L’intensité : point trop n’en faut !
Le problème, c’est que notre organisme ne puise pas de manière équivalente dans nos réserves de glucides et de lipides. Tout va dépendre de l’intensité de l’effort. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est un effort modéré et prolongé qui va essentiellement mobiliser les réserves de lipides. Car les exercices intenses brûlent surtout les glucides, disponibles plus rapidement (mais dont les réserves s’épuisent vite). La marche ou le vélo par exemple sont donc excellents pour brûler ses réserves de graisses. Pour évaluer l’intensité d’un effort, on se base sur un paramètre propre à chaque individu, baptisé la VO2 max, c’est à dire le volume maximum d’oxygène consommé par quelqu’un lors d’un exercice. Un exercice qui va mobiliser les graisses doit ainsi se situer entre et 40 et 50 % de la VO2 max.
Moins vite, moins haut, mois fort… et plus long : Les freins à la disparition des graisses.
Mais s’il est possible d’améliorer les performances de son organisme pour brûler les graisses, il existe aussi des obstacles à ce phénomène… A commencer par un paradoxe : plus on a de la masse grasse, plus il est difficile de s’en débarrasser ! On a un lien inverse entre l’indice de masse corporelle et la capacité des muscles à brûler le stock de lipides. Ainsi, on a montré que chez les obèses, les muscles consomment deux fois moins facilement les graisses ! Les raisons de ce phénomène sont multiples : les lipides entrent moins facilement dans les muscles, et ceux-ci sont moins riches en fibres de type I, qui brûlent mieux les graisses. D’ailleurs, l’entraînement d’endurance favorise la fabrication de fibres musculaires de type I…Développer l’endurance













